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12ème édition de la semaine nationale du rein

publié le : 4 mars 2017

La FNAIR (Fédération Nationale d’Aide aux Insuffisants Rénaux) réalise, pour la 12e année consécutive, une opération de sensibilisation et de dépistage anonyme et gratuit sur tout le territoire français, il s’agit de la semaine nationale du rein du 4 au 11 mars 2017. C’est l’occasion pour votre laboratoire Bioaxiome de vous informer sur la maladie rénale chronique, où la biologie occupe un rôle majeur.
La maladie rénale chronique (MRC) est définie indépendamment de sa cause, par la présence, pendant plus de 3 mois, de marqueurs d’atteinte rénale ou d’une baisse du débit de filtration glomérulaire estimé (DFG estimé) au-dessous de 60 ml/min/1,73m2.
La maladie rénale chronique passe souvent inaperçue à ses débuts, c’est une maladie longtemps silencieuse. Il n’est donc pas rare qu’une maladie rénale soit découverte par hasard, lors d’un bilan sanguin réalisé pour une autre raison.
Attention : le fait d’uriner normalement ne donne pas d’indication sur le fonctionnement des reins. Même à un stade évolué de l’insuffisance rénale (avant la dialyse), il est possible de continuer à uriner normalement, de jour comme de nuit.

En quelques chiffres :

  • Près de 3 millions de personnes en France sont atteintes d’une maladie rénale
  • Plus de 10 800 personnes (+2 % par an) chaque année apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale chronique terminale nécessitant un traitement de suppléance (dialyse ou greffe)
  • 34 936 personnes sont porteuses d’un greffon rénal / 16 579 patients sont en attente d’une greffe de rein / 44 419 patients sont dialysés

=> C’est un constat alarmant qui pourrait être amélioré par un dépistage précoce.

 

Le dépistage : identifier les patients à risque

Le diabète et l’hypertension artérielles sont les principaux facteurs de risque, ces deux maladies chroniques sont responsables à elles seules de 50 à 60 % des cas d’insuffisance rénale terminale!

Le dépistage est effectué en médecine du travail et en médecine ambulatoire, limité aux populations identifiées comme étant à risque (en plus du diabète et de l’hypertension artérielle, les autres facteurs de risque sont : l’âge > 60 ans ; l’obésité : IMC > 30 kg/m² ; la maladie cardio-vasculaire athéromateuse ; l’insuffisance cardiaque ; les maladies de système ou auto-immune : lupus, vascularite, polyarthrite rhumatoïde… ; certaines affections urologiques ; les antécédents familiaux de maladie rénale ayant évolué au stade d’IRCT ; les antécédents de néphropathie aiguë ; l’exposition à des toxiques professionnels : plomb, cadmium, mercure ; l’exposition à des traitements néphrotoxiques antérieure : AINS, produits de contraste iodés, chimiothérapie, radiothérapie…)

Le dépistage est réalisé une fois par an et porte sur :
  • l’estimation du débit de filtration glomérulaire (DFG estimé), réalisée à partir du dosage de la créatininémie
  • la mesure de l’albuminurie réalisée à partir d’un échantillon urinaire à tout moment de la journée

 

Pour en savoir plus :

site de l’association France Rein

site de l’assurance maladie

site de l’HAS

Téléchargez le communiqué de presse de la SNR 2017

 

V. Broutin