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Surveillance biologique des traitements anticoagulants

publié le : 24 septembre 2017

Pourquoi surveiller ?

  • Prévenir la survenue des risques associés aux traitements anticoagulants (hémorragies ; thrombopénies = risque spécifique de l’héparine, surveillé par la numération plaquettaire) ;
  • Vérifier l’efficacité anticoagulante (maintien de la zone thérapeutique)

Les anticoagulants oraux :

Les AVK sont les plus anciens et sont toujours très utilisés malgré une grande variabilité pharmacocinétique inter et intra individuelle, rendant la surveillance de leur activité anticoagulante par l’INR indispensable.

Les nouveaux anticoagulants peuvent leur être préférés, notamment chez 1) les patients sous AVK pour lesquels le maintien de l’INR désiré dans la zone cible n’est pas assuré malgré une observance correcte, 2) les patients pour lesquels les AVK sont contre-indiqués ou mal tolérés ou qui acceptent mal les contraintes liées à la surveillance de l’INR. Leur utilisation est cependant limitée du fait de l’absence d’antidote en cas de surdosage et de l’absence de possibilité de mesurer en pratique courante le niveau d’anticoagulation.

Les anticoagulants injectables :

La rapidité d’action des molécules associée au mode d’administration injectable rend ces produits idéaux en cas de besoin d’une anticoagulation rapide, comme lors du traitement curatif d’une thrombose.

Leur usage préventif est également tout à fait possible, mais le mode d’administration injectable, moins confortable que la voie orale, limite leur utilisation à des durées courtes (quelques semaines).

Enfin leur usage peut être préféré à celui des anticoagulants oraux dans certaines situations (comme la grossesse et la plupart des gestes chirurgicaux).

David Martinez

Pour en savoir plus :