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Anémie ferriprive : diagnostic et traitement

publié le : 31 août 2018

Le fer joue un rôle essentiel dans l’érythropoïèse, production des globules rouges par la moelle osseuse, par la formation de l’hémoglobine, et dont dans le transport de l’oxygène dans l’organisme.

Une carence en fer, due à un défaut d’apport (dénutrition, malabsorption) ou par une augmentation des besoins (grossesse, saignements chroniques), se traduira de manière ultime par une anémie ferriprive.

Plus d’un milliard d’individus souffrent d’une carence martiale dans le monde : elle touche plus particulièrement les femmes (14% au cours de leur vie), plus rarement les hommes (1,9%).

Cette anémie est microcytaire hypochrome arégénérative, c’est-à-dire que le nombre de globules rouges est abaissé, l’hémoglobine est diminuée (< 12 g/dl pour la femme,11,5 pour la femme enceinte, < 13g/dl pour l’homme — OMS), le volume globulaire moyen des hématies est bas (< 82 µm³), la concentration moyenne en hémoglobine est basse (< 32%) et le taux des réticulocytes, jeunes globules rouges, est normal.

Le diagnostic sera confirmé par le dosage de la ferritine, protéine qui sert au stockage du fer dans l’organisme. Cette réserve sera basse, inférieure à 15 ng/ml — en cas d’un syndrome inflammatoire associé, on utilisera le coefficient de saturation de la transferrine, qui dans ce cas sera très bar (< 20%).

Cliniquement, cette anémie va se manifester par des signes d’hypoxie :

  • pâleur cutanéomuqueuse ;
  • fatigue excessive ;
  • dyspnée d’effort (difficulté respiratoire) ;
  • tachycardie ;
  • vertiges ;
  • céphalées ;
  • troubles des téguments ;
  • sécheresse cutanée ;
  • cheveux secs et cassants ;
  • signes digestifs (glossite, oesophagite) — plus rarement.

Le traitement consistera en l’administration de sels de fer par voie orale, plus rarement par voie parentérale (malabsorption, intolérance), jusqu’à la normalisation de l’hémoglobine et de la ferritine plasmatique.

En cas d’échec, on recherchera un saignement occulte (exploration gynécologique, digestive, imagerie, etc.) afin d’associer un traitement de la cause.

Gérard Solaz

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